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vendredi, 30 mai 2008

L'apprentissage de l'anglais en maternelle et au primaire

Beaucoup d'études existent sur les problèmes qu'ont les français avec les langues étrangères.

Ce serait lié au faible nombre de phonèmes du français par rapport aux autres langues, à notre nombrilisme, à de la fainéantise, à un problème de mentalité et à je ne sais quoi d'autre.

Mais si l'on regarde de plus près notre système éducatif, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'en matière de langue, c'est pas terrible ! La preuve en est le niveau acquis en fin de chaque cycle : de désastreux (apprentissage inutile) à tout juste correcte. Ainsi, un enfant qui suit une heure de "cours" d'anglais par semaine du cours élémentaire 2ème année (CE2) jusqu'au cours primaire 2ème année (CM2) ne conserve un avantage en classe de 6ème que durant trois mois en moyenne. Si ce n'est pas un désastre, de quoi s'agit-il ?

Nous sommes tous conscient qu'apprendre une langue étrangère (ce peut être l'allemand, l'anglais ou l'espagnol en focntion de la localisation géographique par exemple) est essentiel et doit se faire le plus tôt possible. Mais les méthodes utilisées sont-elles adaptées ? Les formateurs sont-ils compétents ? L'objectif visé dans le cadre de cet apprentissage est-il insuffisant ?

Apprendre des chansonnettes, c'est bien, mais loin des possibilités des enfants du primaire.
Apprendre une langue étrangère, c'est s'ouvrir sur l'étranger. C'est une question d'ouverture d'esprit, de culture générale.

Alors que faire ?
Il me semble que l'objecif devrait être de commencer un véritable apprentissage de la langue étrangère (anglais à plus de 80%) dès la classe de CP, voire dès la maternelle. Et non de se contenter de pousser la chansonnette.
Si les enfants pouvaient être capable d'avoir des échanges entre enfants de même âge, ce serait excellent.

Il faudrait que, dans la mesure du possible, les parents jouent le jeu en parlant un peu dans cette langue avec leur enfant, autrement que par les leçons.

A terme, l'objectif doit être que les enfants soient capables en fin de classe de terminale d'avoir un niveau moyen B2 dans la classification du Conseil de l'Europe (pour connaître les niveaux, c'est ici).
Le découpage pourrait être le suivant :
- atteindre le niveau A2 en fin de CM2
- atteindre le niveau B1 en fin de 3ème
- atteindre le niveau B2 en fin de terminale

Des séjours à l'étranger à partir de la 6ème dans le cadre de classe verte, par exemple, avec des enseignants étrangers seraient très bien (sous forme d'échanges de classe par exemple).

Recruter des professeurs en fonction de leurs compétences et en langue mais surtout en pédagogie. Il faudrait un système de motivation à la hauteur.


Ainsi après 15 ou 20 ans le niveau global de connaissance des langues étrangères pourrait correspondre aux besoins des différentes écoles, universités, et des entreprises.

Mais ne serais-je pas utopiste ?
Il y manque la volonté des politiques, des enseignants, des parents et surtout, l'argent pour financer tout cela.

Et pourtant on en aurait bien besoin !

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